Christophe Colomb ou le Rêve Américain

Dix ans de persévérances
La préparation

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Dans le petit port andalous de Palos, Christophe Colomb prépare son départ.

L'investissement est relativement modeste. Il se compose de :

  • Trois navires usagés.
  • Deux millions de maravédis (monnaie espagnole) pour payer 100 hommes, les vivres pour un an et le réapprovisionnement de la flotte aux îles Canaries.

Colomb lui même ne possède pas cette somme.
Il parvient à trouver un financier en la personne de Luis de Santangel, intendant général des Rois Catholiques, trésorier de la Sainte Hernandad, grand banquier et négociant qui depuis quelques années soutient le projet.
Il fournira l'essentiel du financement sur ses fonds personnels.

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La reine Isabelle, elle, se contente d'attribuer à Colomb l'usage de deux bateaux qui constituent une amende dont est redevable la ville de Palos pour des méfaits encore mal définis. Ce seront la Niña et la Pinta.

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Un armateur de Palos, marin et cartographe, Juan de la Cosa, louera le troisième bateau, la Santa Maria.


Les marins sont des gens superstitieux. L'idée d'un tel voyage vers des contrées inconnues ne les enthousiasme pas.
Colomb parviendra à convaincre les frères Pinzón, capitaines de navire respectés, de s'engager à ses côtés. Ceux-ci recruteront un équipage à peut près correct. Il fallut néanmoins recourir à des condamnés qui se verront offrir pour la circonstance une remise de peine.

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Christophe Colomb a calculé la route la plus efficace pour voyager vers l'ouest. Les vents alizés, qui soufflent en permanence d'est en ouest au niveau du tropique, sont connus des marins. Tout naturellement il est prévu que la flottille descende le long des côtes de l'Afrique jusqu'aux îles Canaries puis fasse route plein ouest.

© Guy Doyen - Janvier 2001

Page mise à jour le 18/05/08