La Révolution Française vue par les timbres

La galerie de portraits : Danton

Georges Jacques Danton (1759-1794)

Fils d'un procureur au baillage d'Arcis sur Aube, Danton est né le 26 octobre 1759.
Avocat, il affiche dès 1789 ses sympathies révolutionnaires.

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Flamme commémorative de la naissance de Danton émise par sa ville natale

Danton est surnommé l'Aboyeur de la Montagne ou l'Indulgent

En janvier 1790, il prend la défense de Marat; en avril il fonde le Club des Cordeliers, dont il est un orateur talentueux. Sa voix puissante lui permet de retenir l'attention de ses auditeurs en surpassant le brouhaha des Assemblées, ce qui lui valut son surnom d'"Aboyeur". Lors de ses interventions au Club, il s'en prend vivement à la Commune et au maire Bailly. Il est élu membre de la Constitution provisoire, ce qui lui permet d'échapper à la prison. Il se distingue par sa défense des Gardes Suisses révoltés de Nancy, attaque vivement les Jacobins, La Fayette et les modérés en 1790-1791.

Menacé d'arrestation après la pétition antimonarchique du Champ de Mars et tenu responsable des massacres du 17 juillet 1791, il se réfugie en Angleterre. Amnistié par la Constituante, il est élu second substitut du procureur de la Commune le 6 décembre 1791.

Aux côtés de Pétion, maire de Paris, il est tenu pour principal responsable de l'insurrection du 10 août 1792.

Prise des Tuilleries

Bloc Feuillet Madagascar 1989 - insurrection du 10 Août 1792 aux Tuileries.
Timbre or : Danton au club des Cordeliers

Il devient ministre de la Justice le 11 août 1792. Seul montagnard dans un gouvernement de tendance girondine, il s'oppose à Robespierre, ce qui lui coûtera la vie.

En 1793, il entre au Comité du Salut Public, s'occupe plus particulièrement avec Barère des Affaires étrangères, il recherche la paix.

Comité du Salut Public

(Danton est debout à l'extrème droite)

Danton devient président de la Convention, du 25 juillet au 8 août. Robespierre s'acharne contre lui et le fait arrêter le 30 mars 1794.

Après un procès retentissant, il est condamné à mort et guillotiné à Paris le 5 avril 1794. Sur l'échafaud, il ordonne au bourreau :

« Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine ! »

© Guy Doyen - Mars 2000

Page mise à jour le 16/05/08